Journal L’union L’ardennais

D’un côté, le touriste voulant découvrir le vignoble. Comment obtenir des renseignements et réserver sans passer des heures sur le net à surfer d’un site internet de maison de champagne à un autre pour découvrir les offres de chacune. Qui plus est, lorsqu’on ne parle pas français. De l’autre côté, des vignerons soucieux de développer […]

D’un côté, le touriste voulant découvrir le vignoble. Comment obtenir des renseignements et réserver sans passer des heures sur le net à surfer d’un site internet de maison de champagne à un autre pour découvrir les offres de chacune. Qui plus est, lorsqu’on ne parle pas français.

De l’autre côté, des vignerons soucieux de développer une offre œnotouristique, sans toujours parvenir à la rendre visible, d’autant plus à l’étranger.

C’est en partant du constat que touristes et vignerons ont parfois du mal à se trouver que Nicolas Manfredini a lancé Winalist : « C’est une plate-forme qui met en relation les touristes et les domaines viticoles. Elle permet aux premiers de découvrir et réserver des activités œnotouristiques chez les seconds, sur le principe d’Airbnb ».

La Champagne d’abord

Formé en école de commerce et en informatique, le jeune homme de Mareuil-sur-Aÿ a beaucoup voyagé pendant ses études et notamment dans la Napa valley (Californie). « Winalist s’inspire des plates-formes d’offre globale qui fonctionnent là-bas. C’est un produit qui a été réfléchi pour le marché anglo-saxon, mais disponible en sept langues : anglais, français, espagnol, italien, allemand, néerlandais et portugais. »

Pour le touriste, l’utilisation du site est gratuite. Les recherches se font par thème, par géolocalisation, par prix et selon de nombreux critères qui permettent de cibler les offres œnotouristiques au plus près des attentes et de réserver en quelques clics. « L’info est toujours accessible, contrairement à un office de tourisme », sourit le concepteur de Winalist. Le touriste a la possibilité de compléter son séjour avec un vol d’avion ou un hébergement, directement depuis Winalist.

Pour le vigneron, trois offres sont disponibles à 29 €, 59 € ou 89 € par mois en fonction des options souscrites : nombre d’activités, statistiques, synchronisation avec le calendrier personnel… « La Champagne sert de zone test, mais Winalist s’adresse à tous les vignobles », assure Nicolas Manfredini. Un commercial est d’ailleurs en action dans le Bordelais. Le jeune homme s’est aussi entouré d’un développeur informatique et d’une spécialiste du marketing. « 30 % du prix des abonnements est consacré à la communication en nom propre du domaine viticole sur les réseaux sociaux et sur Google. Nous ciblons très précisément les personnes intéressées par le vin et susceptibles de réserver des activités », précise-t-il.

Mise en ligne il y a trois mois, la plate-forme compte déjà 42 maisons inscrites et plus de 3 800 visiteurs. Winalist ne devrait pas en rester là. Nicolas Manfredini a encore des idées pour développer son concept.

 Hélène Nouaille

Winalist sera présent au pavillon du futur du Viteff (Salon international des technologies des vins effervescents) en octobre.

Sourcehttp://www.lunion.fr/44914/article/2017-08-15/winalist-le-site-internet-des-oenotouristes